Le témoignage de Sarah Sullivan (traduction)


Avec le consentement de Sarah, j’ai pris la liberté de traduire ce texte que je considère très important.

Il est important de préciser que depuis ce texte, plusieurs autres témoignages impliquant l’instructeur en question ont été mis de l’avant, et que la personne en question a reconnu avoir posé ces gestes.

* * * * * * *

Ce qui suit inclut la description d’une agressions sexuelle. Considérez cela avant de continuer, spécialement si vous êtes membre de ma famille ou un ami ne voulant pas lire à propos de ce qui s’est passé. J’ai élaboré sur les détails car je veux qu’il y ait aussi peu de spéculation que possible.

Mon nom est Sarah Sullivan et je danse depuis environ 11 ans. J’écris à la communauté de Lindy Hop après des années de réflexion, d’hésitation et de confusion à propos d’une expérience que j’ai eue avec Steven Mitchell – un enseignant beaucoup plus âgé que moi – alors que j’étais adolescente. Ce qui suit a été difficile à écrire, et peut être difficile à lire.

J’ai grandi dans la communauté de Lindy Hop, et j’en fais encore partie aujourd’hui (je fais partie des organisateurs qui dirigent le Mobtown Ballroom à Baltimore). Le Lindy Hop m’a fourni des opportunités et des relations extraordinaires, pour lesquelles je suis profondément reconnaissante. Mes expériences avec Steven m’ont causé beaucoup de douleur et de confusion par contre, et au fil du temps j’ai décidé qu’il était important que la communauté de Lindy Hop sache ce qu’il s’est passé.

Mon père a commencé à danser quand j’avais 12 ans, et j’ai commencé à y aller avec lui quand j’avais 15 ans. J’ai été nounou pour plusieurs enseignants internationaux, ce qui m’a permis de voyager à Beantown, Swing Out New Hampshire, Snowball et d’autres événements. Mon père connaissait beaucoup de gens dans la scène et j’étais une enfant plutôt mature, avec beaucoup d’indépendance à un jeune âge.

J’ai rencontré Steven lorsque j’avais 16 ans à un atelier qu’il enseignait à San Diego, et nous nous sommes vus à plusieurs événements au fil des années suivantes. Nous sommes devenus amis. J’étais impressionnée par l’attention et l’approbation d’une célébrité. Je trouvais un peu bizarre qu’un homme de son âge se lie d’amitié avec une ado de 16 ans (assez bizarre pour que j’omette d’en parler à mes parents), mais je voulais être vue comme une adulte – j’ai ignoré mon instinct. Éventuellement, on commença à parler au téléphone et clavarder en ligne entre les événements.

Nos interactions ont été inappropriées dès le début, même si je ne le réalisais pas à l’époque. Certaines de nos conversations ont été sauvegardées sur l’ordinateur familial, et je les ai lues quelques années après avoir arrêté de parler à Steven. Durant ces conversations qui se sont déroulées lorsque j’avais 17 ans, Steven blaguait à propos de nous ayant des relations sexuelles, disait que nous devions êtres discrets à propos de notre relation parce que “personne ne comprendrait”, et tentait de me culpabiliser lorsque je ne répondais pas assez rapidement. Durant une conversation il a demandé si j’étais vierge. Quand j’ai répondu oui, il m’a demandé pourquoi. Il m’a dit que nous avions besoin d’un “mot de passe” durant les événements pour que nous puissions nous rencontrer seuls sans que personne ne le sache. Il me disait que j’étais différente des autres, qu’il ne faisait habituellement pas confiance aux gens, qu’à moi, il pouvait parler – bref, des paroles qui étaient des tentatives pour me faire sentir spéciale, et qui me poussaient à garder nos interactions cachées des adultes qui auraient pu intervenir. J’étais excitée qu’il m’ait “choisie” et qu’il me traite comme une adulte.

La toute première fois que j’ai été en état d’ébriété était avec Steven quand j’avais 17 ans, à la même époque que nous tenions ces conversations instantanées. J’étais nounou à Beantown juste avant mon année sénior au secondaire. Steven et ses amis organisaient une fête séparée de l’événement. Comme tout adulte normal, les autres ne voulaient pas que je boive de l’alcool – et auraient probablement préféré que je ne sois pas présente du tout. Steven m’a donné de l’alcool et a rempli une canette de Coca Cola pour que je puisse la boire discrètement à l’extérieur.

L’année suivante à Beantown, j’avais 18 ans. Nous buvions et Steven voulait aller marcher et passer du temps seul à seul. Nous sommes allés au pavillon, un bâtiment que Beantown utilise pour les soul parties et les cours. Il n’était pas utilisé ce soir-là et est plutôt isolé des autres. Nous sommes allés au deuxième étage là où il y avait un divan, et avons continué à boire et parler. Je ne me souviens pas clairement de tout ce qui s’est passé, et c’est plutôt humiliant de me rappeler comment nous nous sommes embrassés. Il y a eu beaucoup de contact par-dessus les pantalons et sous le chandail. Je ne me souviens pas s’il y eu des attouchements sous le pantalon. J’étais saoûle et terrifiée, même si je ne me le serais jamais admis à moi-même.

À un certain moment, Steven était sur moi et je sentais que la situation évoluait rapidement. Ma vulnérabilité (il était beaucoup plus physiquement imposant que moi), ainsi que la réalisation que nous étions isolés de tout le monde, ont causé chez moi une panique. J’ai commencé à m’agiter et à le repousser jusqu’à ce qu’il se retire. Je me suis excusée profusément. J’étais embarrassée, effrayée et confuse.

Le souvenir le plus dérangeant provient de ce qui s’est passé par la suite. Alors que nous marchions vers les dortoirs, il a empoigné mon entre-jambes. Sans la lâcher, il m’a dit qu’il ne savait pas ce qui m’était arrivé qui avait tant “foutu la merde” dans ma tête. Il m’a dit que j’avais quelque chose qui ne tournait pas rond, et m’a dit que j’avais été la première à lui toucher l’entre-jambes et que c’était moi qui avais “commencé”. En tant qu’adolescente (et spécialement en tant qu’adolescent sexuellement inexpérimentée) devant une figure d’autorité, j’ai reçu le message que j’étais “brisée” parce que je n’avais pas voulu engager de relation sexuelle avec lui. Il y avait quelque chose d’anormal avec moi parce que j’ai fait confiance à mon instinct et mes mécanismes de préservation. À travers cette expérience j’ai appris que mes instincts, mes limites et mes désirs étaient anormaux. Évidemment je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais j’ai absorbé ce message pour plusieurs années, spécialement en ce qui concernait Steven.

Quelques mosi plus tard, nous avons eu une interaction similaire à Swing Out New Hampshire. Je croyais toujours que nous étions amis, et je me sentais spéciale d’être le focus de son attention. Steven me fournissait de l’alcool en cachette, et me disait qu’il voulait me rencontrer seul à seul dans un des bâtiments du camp. Nous ne devions pas y aller ensemble parce que les gens “allaient commencer à potiner”. C’est difficile pour moi d’en parler, car j’imagine que certaines personnes vont se demander pourquoi j’y suis allée. Moi-même, je me le demande. Je l’admirais beaucoup, et je voulais être aussi spéciale et mature qu’il semblait me considérer.

J’avais eu cours dans ce bâtiment plus tôt dans la journée mais à ce moment, c’était totalement noir. C’était un auditorium avec une scène et un grand plancher de danse et Steven m’a fait sursauter quand je suis entrée. L’histoire est similaire à celle de Beantown – je ne vais pas élaborer sur les détails. Nous étions sur la scène, les choses se sont bousculées, je ne sais pas combien de temps ç’a duré. Il s’est retrouvé sur moi, j’ai réalisé que j’étais vulnérable et en état d’ébriété. J’ai paniqué, je l’ai repoussé.

Après l’incident à SONH, je savais que je ne voulais plus d’autres interactions physiques avec Steven, mais je ne pouvais pas comprendre que ce qui était arrivé était anormal. Je ne voulais pas m’admettre que j’étais traumatisée, parce que je voulais penser que j’étais assez mature pour ne pas laisser une telle chose arriver. Je croyais que nous étions amis, et je l’admirais en tant que professeur de Lindy Hop. Nous sommes restés en contact, mais j’évitais les situations où nous serions seuls.

Steven et moi avons été seuls à seulement quelques occasions par la suite. J’étais nounou à Snowball (Suède) pour quelques années, et je demeurais souvent avec les professeurs après l’événement. Steven demeurait parfois dans la même maison. J’évitais d’être seule avec lui malgré ses tentatives. Une nuit, je dormais sur le plancher du bureau familial car Steven dormait dans la chambre d’invité. Au milieu de la nuit je me suis réveillé pour voir Steven debout, au-dessus de moi, dans le noir – il était entré alors que je dormais. J’étais à peine éveillée et prise au dépourvu, je me suis mise à trembler mais n’ai rien fait ou dit. Il s’est couché à mes côtés et a commencé à me parler émotionnellement de ses problèmes de vie. Je suis restée silencieuse et immobile jusqu’à ce qu’il quitte. C’était le point de non-retour, où j’ai réalisé que ce genre de comportement était anormal. Des hommes adultes et en santé ne se confient pas à des adolescentes, et ne s’infiltrent certainement pas dans leurs chambres alors qu’elles dorment.

J’étais toujours incapable de digérer ou articuler ce qui s’était produit, mais je n’ai pas été seule avec Steven par la suite. Il a essayé de me contacter et de planifier des trucs avec moi, ce que j’ai poliment refusé, jusqu’à ce que je sois si inconfortable que j’en ai parlé à quelques professeurs dont je gardais les enfants. Je n’ai partagé aucun détail sexuel, mais j’ai admis qu’il me rendait inconfortable, qu’il m’avait fourni de l’alcool alors que je n’étais pas en âge d’en consommer, et qu’il était fâché que je ne veuille pas passer du temps avec lui. Leur dégoût et leur colère ont confirmé que mon inconfort était justifié. Même si je refusais toujours de me voir comme la victime dans cette situation, j’ai cessé toute communication avec lui, et il n’a pas essayé de me contacter par la suite.

Je suis allée en thérapie au collège, et j’ai commencé à accepter ce qui s’était produit. Je n’ai rien dit publiquement à l’époque pour toutes les raisons classiques: je croyais que c’était ma faute, que je faisais une tempête dans un verre d’eau, que les autres allaient me blâmer, que j’allais être excommuniée pour avoir parlé de quelqu’un que tant de personnes adoraient, que mes parents, les autres professeurs ou les organisateurs allaient être blâmés. Je refusais de me voir en victime. La possibilité que cela pouvait arriver à d’autres a été une source constante de culpabilité pendant des années. Je suis finalement à un endroit dans ma vie où je peux voir que rien là-dedans n’est ma faute et je ne veux pas garder ce secret plus longtemps.

Je ne parle pas pour ruiner la vie de Steven, mais je veux que la communauté soit au courant de ce qu’il a fait. J’enseigne à des enfants maintenant, et je les amène à des événements où Steven juge et enseigne. Au Ballroom, des adolescentes et des jeunes femmes me respectent et méritent de voir un exemple de la façon de réagir quand quelqu’un leur cause du tort. Je l’ai vu à plusieurs événements au fil des années et me suis toujours tue devant des amis qui étaient en pâmoison devant lui. Je garde ça en moi depuis presque une décennie, et ça doit sortir. Je me suis demandé si c’était arrivé à d’autres, avec Steven ou n’importe qui, et la culpabilité m’a grugée pendant longtemps. Je ne veux plus me sentir comme une complice de Steven en gardant ses actions un secret.

J’ai longtemps hésité à utiliser le terme “agression sexuelle” parce que ça peut vouloir dire n’importe quoi, d’une tape sur les fesses non consentie à un viol brutal (je ne minimise pas la sévérité de contacts physiques sans consentement, je souligne simplement la signification large du terme “agression sexuelle”). Soyons clairs: Steven ne m’a pas violée, et nous n’avons pas eu de relation sexuelle. Il n’a jamais été physiquement violent. Je ne veux pas que mes propos donnent une idée exagérée de ce qui s’est passé, ou vous faire croire en quelque chose de faux, parce que la vérité est suffisante. Il y a eu des attouchements de nature sexuelle de son côté alors que je n’étais ni assez sobre ni assez mature pour y consentir. Il m’a manipulée et a abusé de son autorité en tant que mentor et adulte. En mettant des mots sur cette expérience je suis forcée de définir le poids de ce qui m’est arrivé, et je ne veux pas que vous pensiez qu’il a fait pire que ce qui s’est produit. Je veux aussi vous assurer que je suis 100% sûre de ce qui s’est produit, et qu’il n’y a pas de place à l’interprétation.

Je ne peux vous dire quoi faire avec cette information, mais je peux vous dire ce que je retire de l’expérience. J’aime la communauté de Lindy Hop et je ne vais pas la quitter. Il est important de reconnaître que ces choses arrivent dans notre scène, et que la culture de notre communauté y contribue. En tant que scène, nous idolâtrons les professeurs et les bons danseurs, et mettons plus de valeur dans ce qu’ils disent que dans notre volonté de parler quand quelque chose ne va pas. Nous mêlons souvent avoir de l’autorité en danse et avoir de l’autorité dans la vie, ce qui nous mène à privilégier certaines voix et pas d’autres. En tant que jeune personne, je pensais que j’allais perdre ma place dans la communauté si je parlais de Steven. Même si je crois que personne d’autre que Steven n’est responsable de ce qui m’est arrivé, je crois qu’un ton différent dans la communauté de Lindy Hop aurait pu me protéger de toutes ces années de silence.

J’essaie d’utiliser cette expérience pour informer mes pensées et mes actions dans ma propre position d’autorité (au Ballroom, ainsi qu’en tant que danseuse qui a été dans la scène depuis longtemps). Au Ballroom, nous nous efforçons constamment de créer un environnement sécuritaire sans en enlever le plaisir, l’atmosphère adulte ou faire de la “sécurité” un thème de nos événements (et je suis prête à l’expliquer aux intéressés). Je crois profondément que la culture des événements peut être construite intentionnellement de cette façon, et c’est la responsabilité de tous – des organisateurs aux professeurs à chaque danseur individuellement. Je mets plus de valeur en ma capacité à parler quand quelque chose est anormal qu’en ma position dans la communauté, et je ne traite pas les professeurs ou les bons danseurs comme étant automatiquement meilleurs que les autres en toute autre chose que la danse. Je fais de mon mieux pour cultiver cette attitude au Ballroom et chez les danseurs qui ont du respect pour moi, pas uniquement parce que je crois que c’est la bonne chose à faire, mais aussi parce que je pense que c’est carrément dangereux de faire autrement.

Dire tout ça publiquement fait partie de ma démarche. Le risque, même si je crois qu’il est grand, n’est pas aussi grand pour moi que pour beaucoup d’autres, et je crois que c’est ma responsabilité. Je n’encourage pas la chasse aux sorcières; j’espère simplement créer un environnement où d’autres pourront parler lorsqu’ils sont témoins de comportements anormaux, spécialement des gens pour qui la position dans la scène n’est pas aussi sécure que la mienne. J’espère aussi que tout le monde prendra un moment pour réfléchir à comment ils se comportent dans la scène, et reconsidérer les comportements qui encouragent la vénération absolue de certains danseurs ou poussent les jeunes au silence. Je choisis consciemment de ne pas écrire cela anonymement, car je veux que tout le monde sache que c’était moi et que je veux prendre pleine responsabilité pour ce que je dis. Je veux que les jeunes sachent que malgré ce qui m’est arrivé, je suis toujours là. Je veux que ceux qui seraient enclins de mettre en doute ce qui m’est arrivé sachent que je maintiens tout ce que je dis, et je veux rendre la tâche aussi difficile que possible à ceux qui voudraient garder mon témoignage dans l’ombre ou les ignorer.

Je sais pertinemment que cela aura un profond effet sur Steven et tout ceux qui l’admirent. C’est avec une grande circonspection et après des années de considération que j’en parle, et je n’en parle pas à la légère. La vérité est que j’étais une jeune membre de la communauté de Lindy Hop, Steven m’a donné de l’alcool, a tenu avec moi des conversations hautement inappropriées (en ligne et de vive voix), et m’a encouragé à garder notre “amitié” un secret. En tant que professeur invité à des événements il a initié des contacts sexuels avec moi en dépit d’une énorme différence d’âge. Il a utilisé sa position d’autorité dans la scène pour prendre avantage d’une adolescente inexpérimentée et en état d’ébriété qui était en admiration devant lui. Je crois que la scène de Lindy Hop a besoin de parler de la façon avec laquelle on perçoit les professeurs et de la façon avec laquelle on prend soin de nos membres plus jeunes, mais, dans son cas, le temps de la conversation est passé. On lui a fait confiance en lui donnant une position d’autorité et il en a abusé, et c’est le temps d’arrêter de garder ce secret.

J’imagine que certains d’entre vous voudront me contacter avec vos pensées et opinions à propos de ce que j’ai écrit. Sentez-vous libres de m’écrire à sarahsullivan760@gmail.com. Je vous prie de ne pas être personnellement offensés si je prends du temps à vous répondre, ou si je ne réponds pas du tout.

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5 responses to “Le témoignage de Sarah Sullivan (traduction)

  • Mathilde D.

    *English below*

    Merci Zack pour la traduction. Je n’ai entendu parler de la situation qu’hier, par des danseurs d’Edimbourg. Mes premières réactions ont été choc, incompréhension, dégoût, etc. Et puis je me suis étonnée de ne pas en avoir entendu parler plus tôt, et pas par des Français. Cela peut s’expliquer en partie: je n’étais alors pas abonnée à des sites clés du monde swing comme Wandering & Pondering; je n’ai pas des tonnes d’amis danseurs Français sur Facebook, mais ils se comptent quand même sur plusieurs mains et pourtant aucun n’a posté quoi que ce soit à ce sujet; je ne suis pas abonnée à beaucoup de pages Facebook d’organisations/écoles de Lindy françaises, mais je suis abonnée à Lindy Hop Paris, et rien n’a été posté alors que c’est quand même une des plus grosses communautés.

    J’ai donc posté un message dans ce groupe hier (en gros en donnant le lien de cette traduction, et en demandant s’il y avait une conversation en cours quelque part, notamment entre organisations pour faire de notre scène un espace plus sécurisant). Peu de danseurs ont répondu pour le moment, et beaucoup de commentaires donnent l’impression que les danseurs ici ne se rendent pas compte du sérieux de la situation et du rapport de ces évènements avec ce qui se passe dans notre petite communauté française.
    La conversation de groupe, difficile mais nécessaire, qui doit découler des évènements ne semble pas se dérouler France, et les danseurs Français, surtout ceux qui ne sont pas impliqués dans la communauté swing internationale, ne semblent pas touchés pas quelque chose qui est critique pour nous tous lindy hoppers du monde entier.

    La barrière de la langue y est sûrement un peu pour quelque chose. Même si l’article de Sarah a été traduit, les nombreux commentaires ne le sont pas, notamment les autres témoignages d’abus. Certains danseurs français m’ont répondu qu’il y avait extrapolation à partir d’un fait isolé, donc je ne pense pas qu’ils aient lu.

    J’espère que des danseurs Français vont me répondre que je me trompe complètement et qu’il y a une conversation sur le sujet en cours quelque part ! J’espère qu’il ne faut pas un “effet Charlie”, qu’on attende le témoignage terrible d’un(e) danseur/danseuse français(e) pour parler des choses et se mobiliser.

    * * *
    Thank you Zack for the translation. I only heard about the situation yesterday, from Edinburgh dancers. My first reactions were chock, inability to understand, disgust, etc. Then I was astonished not to have heard of this earlier, and not from French dancers. It can be parlty explained: when things happened end of January I was not following some important blogs of the swing scene like Wondering & Pondering; I don’t have a huge amount of French dancers friends on Facebook, however I still have enough to count them on several hands, and none of them posted anything about the topic; I don’t follow many FB pages of French lindy hop schools/organizations, but I am registered in Lindy Hop Paris, and although it is one of the biggest French communities nothing was posted about this topic.

    Thus yesterday I posted a message on that group. Very few dancers replied, and many comments give the impression that dancers here have not quite grasped the gravitas of the situation, and how it relates to our little French community. As a consequence, the difficult but important community conversation is not taking place. So the French dancers, especially those who are not linked into the international community, are not in touch with something that is critical for all of us.

    The language barrier is maybe partly to blame. Even though Sarah’s article got translated, the numerous comments were not, especially those that offer additional testimonies. Some French dancers have replied to me that we are extrapolating from one isolated fact, which shows they haven’t read enough.

    I do hope that some French dancers are going to reply and tell me that I wrong and that there is a conversation about this going on somewhere ! I do hope that it does not take a “Charlie effect”, i.e. that a French dancer gives a terrible testimony, to start talking about things and get mobilized.

    • Zack

      C’est triste de voir que les leaders des diverses communautés françaises semblent un peu s’en battre les couilles, excusez l’expression. L’information est là, reste à la partager et à avoir des discussions sensibles et intelligentes à ce sujet.

    • Melodie

      Qui dit qu’elle ne raconte pas des salades aucune preuve c’est facile quand on arrive pas a son but de croire en un homme pour devenir plus forte plus haute en danse mais qu’il ne réalise pas votre désire alors on se venge ou par jalousie facile de briser des carrières comme MJ comme tout ces artiste ou on temoigne tout et nimporte quoi si bien expliqué et re expliqué 100 mille fois en detail qu’on est obligé d’y croire .. je n’y crois pas pour mots pour mots !

      • Zack

        Elle n’est pas toute seule dans ses allégations. Au moins 5 autres femmes se sont prononcées. Il a aussi admis lui-même avoir un problème donc… Tu es soit très mal renseignée, soit d’extrêmement mauvaise foi.

      • Melodie

        Je suis aucun des deux en fait .. j’ai lu le plus de temoignage possible .. j’ai vécu dans sa famille avec ses soeurs et je l ai jamais vu comme ca avec une femme ou une fille .. j’ai 23 ans aujourd’hui il a jamais touché à personne ou eu de comportement bizarre avec quelqu’un il est soumis a cette histoire car c est evident on peut rien faire et si il a rendu des femmes jalouses ben elles peuvent se manifester juste pour aller contre .. mais je ne crois pas à ca je ne le connais pas comme une personne exterieure serieux il faudrait pas croire ces choses cest tellement facile aujourdhui! Imanigez on vous accuses, les femmes sont gagnantes pour ca .. on croira tout et ninporte quoi d’une femme l’homme finira pas dire oui pour qu on lui foute la paix et je pense que c est ce qu’il a decidé et dans le monde artistique c’est vite fait .. on croit tout et nimporte quoi ..
        En tout cas cest dommage d’avoir ce pouvoir sur les hommes aussi facilement. Je peux paraite de mauvaise foi ou autre tant pis .. si je ne le connaissais pas en personne je n’oserais pas intervenir mais la ca me semble pas correct et meme moi quand je fais un truc qu il fallait pas et que je dis que c est pas moi que c est lui qui aurait du faire ca comme ca etc depuis petite ben il fini toujours par dire ok c’est moi .. enfin bon vous allez me prendre pour une folle de le defendre car c est impossible que les gens croient un homme dans cette situation .. c est super compliqué en tout cas

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